Stephen Felton – No Drama (catalogue)

Texte de Jill Gasparina.
Conception graphique : Huz & Bosshard.

édition bilingue (français / anglais)
broché, sous jaquette ajourée
48 pages (ill. coul.)

Publié par Le Confort Moderne en novembre 2016

18,00

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Informations complémentaires

Poids 0.246 kg
Dimensions 23.7 × 2 × 29.7 cm

Prenant pour fil conducteur un essai de Jill Gasparina « De l’inutilité des discours sophistiqués », cet ouvrage offre une parfaite introduction au travail de Stephen Felton, revisitant une dizaine d’expositions personnelles de l’artiste qui fait de la simplicité et de la narration les maîtres mots de sa pratique.

« La plus éclatante caractéristique du travail de Stephen Felton est sa simplicité. Ses peintures obéissent toutes à un même modèle formel : des traits monochromes aux couleurs fraîches sur le fond vierge d’une toile apprêtée. A l’occasion, il peint en blanc sur fond noir, mélange plusieurs couleurs sur une toile, ou peint directement sur le mur. Mais le plus souvent, il s’en tient à ce principe élémentaire. Ses peintures sont des peintures, mais aussi des signes, des dessins, des schémas, des symboles » Jill Gasparina

Les peintures de Stephen Felton (né en 1975 à Buffalo, vit et travaille à New York) sont d’une simplicité qui peut s’avérer déconcertante de prime abord. Décrites par Dan Walsh (de qui Felton a été l’assistant) comme du Peter Halley peint par Philip Guston, évoquant tout aussi bien un Martin Barré revu par Keith Haring, elles obéissent souvent à la même logique visuelle : un ou plusieurs traits arrondis de peinture colorée sur une toile écrue, des couleurs douces, des formes simplifiées à l’extrême, jamais de figures humaines. Cette recette connaît des variations plus ou moins grandes (il mélange parfois plusieurs couleurs, peint occasionnellement sur fond noir, ou augmente de temps à autre la complexité de sa composition), mais sa méthode ne change pas : 1) se préparer mentalement (une phase plus ou moins longue) 2) entrer dans son atelier 3) préparer ses pinceaux, ses pots de peinture acrylique, et une toile apprêtée 4) peindre spontanément et à main levée ce qui lui passe par la tête 5) évaluer le résultat 6) valider ce résultat ou revenir à l’étape 3) après avoir tendu une nouvelle toile. On pourrait dire que ses peintures ont le charme de leur simplicité. Car comme le souligne un autre peintre, Hugo Pernet, « peindre à main levée demande une certaine décontraction, alliée à une concentration intense. Il faut être à la fois sûr de son geste et relativement tolérant quant au résultat ». Pour autant, cette méthode ne sert pas simplement à produire des œuvres. Elle structure la vie toute entière de l’artiste autour de la peinture. Et cette forme d’engagement quotidien dans le travail est un antidote au romantisme qui parasite si souvent nos conceptions de la peinture en général, et du travail du peintre en particulier, notamment celle d’une pratique d’atelier héroïque, douloureuse, constituée de luttes épiques entre les forces créatives et le chaos. Peindre, nous dit Felton, est une activité qui n’est pas forcément glorieuse, mais qui est douce et constante. Le travail de Stephen Felton est aussi basé sur le récit : « mon travail consiste vraiment à raconter des histoires. La plupart du temps, je pense à quelque chose avec quoi j’aimerais jouer, et je me laisse aller dans cette direction »…

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