Julien Paci – C’est qui le patron? (affiche)

Sérigraphie « C’est qui le patron? » réalisée en partenariat avec l’atelier de sérigraphie de la Fanzinothèque dans le cadre du programme Rencontre du 3ème Type

2020
impression argent (recto/verso) sur papier noir ou bleu

10,00

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SKUN/A Catégorie
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Informations complémentaires

Poids 0.180 kg
Dimensions 64 × 5 cm
couleurs

bleu, noir

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Durant deux semaines, Julien Paci a proposé aux élèves du Collège Pierre de Ronsard et du lycée Camille Guérin de Poitiers, de réfléchir au projet Scéno 3000 qui réunit pour la première fois la culture du tuning et celle de l’espace muséal. Que se passe-t-il quand on retire toutes les œuvres d’une galerie d’art et que l’on s’intéresse à ce qu’il reste ? De cette manière, l’artiste a proposé aux élèves d’appliquer le principe de customisation employé dans le tuning à l’espace d’exposition et à ses éléments de monstration. En manipulant socles, cadres, vitrines, tables et étagères les élèves ont multiplié les expériences sculpturales et ont mis en place des installations ambitieuses mêlant lumière et son. Cette sérigraphie imprimée sur les deux côtés de la feuille, permet à la fois d’apprécier leur travail et de proposer une œuvre unique de Julien Paci.

Julien Paci travaille depuis 10 ans sous différents pseudonymes artistiques. Tantôt sous le nom de Jean Lain, en duo avec Émilie Breux, Jean Lautre quand Emilie Breux n’est pas là ou encore Julien Kadillac pour sa pratique personnelle, l’artiste multiplie les identités pour étendre ses recherches artistique.
Julien Paci explore à travers une multitude d’objets dérivés, les divers protocoles de diffusion et de commercialisation de la création. Le stand y apparaît comme un objet d’art en soi, modulable et itinérant. Épousant tour à tour l’image de l’étal de fête foraine coloré, orné de peluches et de ballons, le café ambulant, où tous les objets sont marqués à l’effigie du créateur et la camionnette commerciale, une oeuvre mobile aux possibilités infinies. Julien Paci s’approprie différents contextes commerciaux pour les figer en sculptures inertes ou les utiliser à travers des prestations qui s’apparentent plus à des performances qu’à de simples parodies du business. Une matérialité visuelle du monde qui déploie ses logos, ses signes et ses décors propres à l’esthétique marchande de masse, en quête d’impact sensible.
Les différentes pièces de Julien Paci s’apparentent plus à des vanités contemporaines, des objets-sculptures aux dimensions monumentales, des jouets géants inanimés qu’on aurait arrachés à l’oubli, une temporalité intérieure, nostalgique. La fragilité apparente des sculptures évoque le caractère éphémère de toute chose.